La fin d'une aventure

Miss France, c’est fini. Pascale rend sa couronne.
 
Beaucoup trop de situations désagréables se sont accumulées depuis le retour de Pascale en France. L’une d’entre elles est la découverte de son logement à sa descente d’avion. Appartement proposé par le délégué aux DOM-TOM et accepté par le comité Miss France.
Quel Glamour !!!
 
« Quand Pascale arrive, elle a la désagréable surprise de découvrir le boui- boui de Barbès-Rochechouart dans lequel le Comité Miss France a décidé de la loger.  « C’était un studio miteux avec des toilettes sur le palier, dans un quartier terrible. Quand j’ai vu j’ai halluciné ! Impossible de rester là-dedans pendant douze mois… »
 

Journal Dimanche Matin « Mémoires d’une princesse » 31 janvier 1999.

D’après Pascale c’était une toute petite pièce dans lequel un lavabo  était resté sale où l’on y trouvait encore des cheveux collé. Il y avait aussi un petit frigidaire duquel se dégageaient une odeur fétide car il n’avait pas été nettoyé du précédent locataire. 
 
Heureusement qu’elle était accompagnée par les étudiants calédoniens comme Jean-Gab CAYROL, Harold MARTIN qui lui ont fortement déconseillée de rester dans ce studio qui, plus est dans un quartier mal fréquenté. Ils lui ont donc proposée de l’héberger les premières semaines pour ensuite emménager chez une autre étudiante calédonienne Françoise VEYRET et pour finir  s’est  mise en colocation dans un appartement rue des Saints Pères à Saint Germain des Près.
 
Les conditions d’hébergement de Barbès-Rochechouart ont donné la température dans ses relations avec le comité Miss France. A partir de ce jour, c’est allé de mal en pis.
Comment une jeune fille du Pacifique pouvait elle s’imaginer ce qui l’attendait. Livrée à elle-même dans un monde d’opportunistes et de combinards !
En cage à Paris, attendant qu’on veuille bien l’en sortir pour les galas qui se déroulaient en Province. En d’autres termes, mise à disposition pour être utilisé comme « bête de foire » une année entière sans jamais toucher un centime. Tout simplement exploité au profit  de personnes, qui survivaient en se nourrissant de l’exhibition de ses « pouliches ».
Même si Pascale reconnait à la dame au grand chapeau de belles qualités comme l'élégance, la prestance, de l'esprit et de l'humour, c'est dans un tout autre climat qu'elle a évolué. L'envers du décor était celui d'un climat pointilleux, austère et surtout dénué de chaleur humaine.  « Je n’ai rien contre les filles qui supportent cette pression toute une année pour arriver dans leur carrière professionnelle, mais ce n’était pas pour moi ! » nous a-t-elle déclarés.
 
« Une forte incompatibilité d’humeur s’est installé entre eux et moi ce qui m’a poussée à faire ma valise six mois après mon élection. A moi la liberté de penser et de parler comme bon me semble, car c’est certain, avec Madame DEFONTENAY vous n’avez pas le droit à la parole, à moins que ce soit « ses » paroles...»
 
« Je pense que si j’ai été choquée par cet aspect mesquin du show business, c’est sans doute parce que je venais d’un pays où l’on est spontané, direct et qu’on ne cherche pas seulement à gagner de l’argent !»
 
Les Nouvelles calédoniennes. 1978
 

Pascale quitte l’organisation en renonçant également de participer aux élections de Miss Monde qui se déroulait au Mexique et à Miss Univers à Londres.